Histoire

Au 13ème siècle, le Faubourg Saint-Antoine est occupé par une abbaye d’obédience cistercienne - l’abbesse est appelée "la Dame du Faubourg" - autour de laquelle se sont installés de nombreux artisans, en particulier du meuble car la proximité de la Seine permet l’approvisionnement du bois. Ils restent sous la coupe des corporations parisiennes.

A la suite du rare privilège de l’affranchissement de la tutelle des corporations accordé à l’abbaye par Louis XI et qui exempte les artisans de lourdes taxes, ébénistes, doreurs, vernisseurs, marquetiers, tapissiers s’installent autour d’elle.

S’installe aussi une manufacture de verre vénitien qui deviendra en 1692 la Compagnie de Saint Gobain.

Au 18ème siècle, la population du quartier Saint Antoine composée surtout d’ouvriers est la plus importante de Paris. En 1789, une grande partie des émeutiers viendra du Faubourg.

pere-anizanEn 1910, c’est dans ce quartier toujours aussi agité que s’installe le Père Jean-Émile Anizan (1853-1928) afin d’évangéliser ce milieu populaire. Il fait construire une chapelle et le 25 décembre 1918, il fonde la congrégation des Fils de la Charité qui ont pour vocation de partager la vie des plus pauvres.

Deux traits dominants caractérisent l'apostolat des Fils de la Charité :

  • L'importance des cérémonies liturgiques d'où, l'acquisition d'un terrain en 1911 (grâce aux subsides de la famille de La Ferronays) en vue de la création d'une chapelle en 1912. En 1926, des travaux d'agrandissement de la chapelle débutent afin de donner aux fidèles la "grande" église dont ils ont besoin.
  • Les oeuvres d'éducation de la jeunesse.

En 1928, l’église Notre Dame d’Espérance est construite ; sa façade donne sur la rue du Commandant Lamy symbolise le travail du bois. Les matériaux utilisés sont de mauvaise qualité et au fil des ans le bâtiment devient dangereux.

En 1969, le chœur de l'église est modifié, l'autel est rapproché de l'assemblée.

En 1973, les Fils de la Charité quittent la paroisse pour aller œuvrer dans des milieux plus modestes en France ou dans les pays du Tiers-Monde. L’église est cédée au diocèse de Paris qui, en 1994, prit la décision de la démolir et de la reconstruire. L’architecte choisi est Bruno Legrand. Les travaux, coordonnés par le Père Lavergnat, seront terminés en 1997.

IMG 2355L'ancienne église


De 1975 à 1990
, la paroisse est jumelée à celle de Sainte-Marguerite.

Depuis 1973, les locaux d'oeuvres sont en partie utilisés par des associations, notamment par Solidarité Français Migrant qui y ouvre un Centre Social reconnu par la Caisse d'Allocations Familiales de Paris.

En 1985 puis en 1989, la Préfecture de Paris, au vu de l'état et de l'agencement des lieux, limite considérablement les possibilités de réunion. Les activités tant paroissiales qu'associatives vivent sous la menace de fermeture. c'est alors qu'est prise la décision de reconstruire l'ensemble des bâtiments.

En 1990, la paroisse est restaurée. Jean Lavergnat est nommé curé.

Le 12 mars 1995, la dernière messe est célébrée dans l'église.

Le 19 mars 1995, première messe dans l'église provisoire aménagée au 27 passage Thiéré. Cet espace permettra la célébration des offices et la réunion de la communauté paroissiale.

La consécration a eu lieu le 14 décembre 1997 par Monseigneur Lustiger en présence de 800 personnes.

Le 23 novembre 1997, la première messe est célébrée dans la nouvelle église.